Ne pas rire (se moquer), ne pas déplorer, ne pas détester mais comprendre (Spinoza)
28 Juin 2026
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Corse, « la France pays ami ».
Le calendrier électoral aurait-il une incidence pour nos partis aux extrêmes de l’échiquier ? A en juger par leurs votes favorables au projet de loi constitutionnel sur l’autonomie de la Corse, cette hypothèse n’est pas impossible. RN et LFI sont d’accord avec des prétextes différents et un motif probablement essentiel ; les élections à venir.
Qu’en pensent-ils ? Rn et lfi d'accord sur une "autonomie étendue" de la Corse.
LFI entend détricoter la nation et son histoire en soutenant que le peuple corse et ses caractéristiques historiques, culturelles et linguistiques justifie une autonomie et doit donc décider de son organisation institutionnelle (*).
Avec ces considérations on s'égarerait en suivant les ficelles électorales disparates de Mélenchon, si on perdait de vue son obsession majeure ; anéantir l’idée de nation à laquelle ses affidés s’opposent avec leurs motivations anti-françaises.
Avec sa créolisation "… c'est mélanger à la nôtre occidentale, une autre civilisation pour en créer une nouvelle", ici il impose aux français des communautés exogènes dissidentes, on ne chante pas la Marseillaise, on détruit des statues, on salit l’histoire nationale…
Avec sa racialisation argument électoral dans le 9.3. il écarte les non racisés de ses élections.
Avec la Corse il fait feu de tout bois et s’attaque aux valeurs jacobines de la Révolution française ; liberté et égalité, souveraineté nationale et populaire, unité et indivisibilité de la République. Panot concède sortir de la "logique jacobine habituelle" de lfi, sans se justifier.
LFI hydre destructrice de la nation, dissout l’unité au profit de communautés culturellement différentes, encouragées à développer leurs singularités au détriment de la nation.
MLP est en tête des sondages en Corse quand son père était coincé à l'aéroport par les autonomistes. Le RN entend que la Corse reste attachée à la France sans modifier l’unité nationale, l’autonomie permettant une meilleure gestion locale des problèmes corses. Il leur sera opposé qu’ils ouvrent boîte de Pandore. Quels arguments empêcheront d’autres initiatives autonomistes ? Ils acceptent un projet de loi sans connaître les lois qui en découleront. Bardella nous a montré qu’il savait faire allégeance à Netanyahu en se rendant avec Maréchal à Jérusalem après Gaza. Que sont-ils prêts à sacrifier encore ?
Pour des motifs électoralistes ponctuels ces partis détricotent le principe fondateur de la République, l'unité nationale.
Personne ne dit quelle sera l'attitude de ces joueurs avec le feu lorsque des régions ou des territoires ultra-marins revendiqueront d'autres autonomies.
Les corses qui vivent au crochet de " la France pays ami" ont rejeté l'autonomie qui les condamnerait à la misère. Cette expression est de l'indépendantiste Talamoni qui se déclarait "corse, européen et non français".
Une loi organique suivrait avec la possibilité d’adapter encore la fiscalité locale ; modifier des taxes locales existantes, moduler des taux, adapter des dispositifs fiscaux pour le foncier, le logement, le tourisme… Le projet prévoit aussi des « expérimentations territoriales » comme tester des règles fiscales spécifiques et avance l’objectif de donner plus de ressources propres à la Corse.
Pourquoi pas. Sauf que pour la Corse comme pour d’autres projets de loi il n’y a pas de garde-fou autre qu’un encadrement de principe par des lois nationales.
Pourquoi les contribuables français devraient-ils se méfier ?
Talamoni a commencé sa carrière militant indépendantiste, son fond idéologique est toujours « la Corse est une nation », et sa formule de 2016 « la France est un pays ami » dit tout de lui. Il se revendique « européen mais pas français » Ces sympathisants autonomistes minoritaires sont toujours présents dans l’Assemblée de Corse.
Quelles différences entre ces partis ?
Les autonomistes apparaissent comme des terroristes « rangés » ayant abandonné leurs liens avec le FLNC, ils ont compris que l’indépendance ne pourrait jamais être assumée financièrement par la Corse. Les indépendantistes sont un épouvantail qui contribue à l’image terroriste de la Corse dont doit se méfier « la France pays ami ». Paris a le choix entre le pire et le moins pire, un chantage bien installé.
Les autonomistes ont bien compris que le statu quo actuel pouvait être amélioré avec de nouvelles concessions, le projet d’autonomie étant un début.
Sauf qu’un principe mafieux plane sur ce projet ; soutirer l’argent de l’Etat et donc de ceux qui travaillent, au profit de familles politiques corses en l’occurrence.
Comment se défaire de cette menace insupportable pour les citoyens honnêtes ? Seule une transparence financière de la Corse y aidera.
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Oui mais qu’en est-il ?
La Cour des Comptes a dénoncé « ...des dérogations fiscales mal évaluées et insuffisamment justifiées, une gestion budgétaire locale fragile, avec une dépendance structurelle aux dotations de l'État."
Une évaluation du coût de la Corse tablait (2010/2013), sur un solde net de l'ordre de 3,6 milliards d'euros par an à charge du « pays ami ».
Ce coût de la Corse devrait être actualisé, comme la liste des engagements qui devraient conditionner jusqu'à sa remise en cause des domaines de l'autonomie; l'emprise mafieuse croissante dans l'immobilier côtier et les jeux d'argent, une plaie historique héritée du nationalisme armé.
Les corses revendiquent un privilège immobilier pour les corses alors que leurs parents se sont enrichis en vendant leurs terres aux non corses lesquels ont enrichi les entreprises corses qui ont construit les résidences secondaires dont les impôts enrichissent les communes corses et contribuent fortement à l’économie Corse.
Si l'autonomie devait être concédée, elle devrait exiger des contreparties comme la diminution de sa dépendance au "pays ami ". Pour cela notre gouvernement doit présenter une situation fiscale claire de ses dépenses « corse » avant d’engager une autonomie. Sans cette indispensable transparence toute décision concernant la Corse sera politicienne.
Les citoyens du « pays ami » ne veulent pas ajouter encore de beurre à l’argent du beurre.
Ilustration : cercueil du Préfet Erignac après son assassinat par les terroristes nationalistes corses qui trouveront dans les motivations lfistes des intonations (*) pour leurs chants provinciaux.