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L'apostilleur

Ne pas rire (se moquer), ne pas déplorer, ne pas détester mais comprendre (Spinoza)

Un pays présente deux équipes au Mondial du Qatar 2022, le Royaume Uni avec l'Angleterre et le Pays de Galles

 

C’est bien connu, les britanniques ne font rien comme les autres avec leurs particularités qui bousculent des institutions internationales complaisantes même avec le football. On n’abordera pas ici les fragilités et complexités qu’elles constituent pour un «pays » hétéroclite, à l’avenir rendu incertain par des velléités séparatistes qui finissent de détricoter l’Empire britannique. Une fatalité qui suit celle de tous les autres empires.

Un retour sur son histoire explique la présence du Pays de Galles à côté de l’Angleterre au Qatar.

On sait que le Royaume -Uni est un pays composé de quatre nations gouvernées par un parlement Britannique central avec récemment, deux autres parlements au Pays de Galles et en Ecosse et une Assemblée d’Irlande du Nord. Dans ce contexte qui semble bien organisé, le Pays de Galles s'est pourtant singularisé. Depuis 1282 date de sa conquête, jusqu’à son intégration territoriale et juridique complète avec l'Angleterre en 1542, on aurait pu penser qu'ensemble ils ne formeraient définitivement qu'une seule nation. L'assimilation complète du Pays de Galles était avérée encore en 1801 lors de la création du drapeau du Royaume-Uni qui n’a pas repris celui du Pays de Galles en 1801.

L'union Jack est une synthèse de ceux de l’Angleterre, de l’Ecosse et de l’Irlande.

Union Jack

Quelques décennies plus tard, en 1881 ces celtes gallois redevenaient une nation distincte. 

Ainsi, le Royaume-Uni comprenant la Grande-Bretagne (Angleterre, Ecosse, Pays de Galle) et l’Irlande du Nord, s’est doté pour chacune de ses nations d’une fédération de football.  

La FIFA qui rassemble 211 fédérations et qui ne les discrimine pas par état, organise le Mondial de football avec des fédérations nationales, comme on le voit avec l’UEFA (Union of European Football Associations).

Malgré la répartition de ses stars entre ses nations, le Royaume-Uni a vu sa nation anglaise remporter la Coupe du Monde en 1966, mais peine depuis. Si le tournoi de rugby des six nations permet une représentation favorable aux britanniques, le rapport s'inverse avec le Mondial de football. 

Toujours singuliers, les britanniques rebattent les cartes pour les jeux olympiques. 

Avec le CIO qui reconnaît des comités nationaux, le Royaume-Uni a choisi une autre organisation avec la Grande-Bretagne qui a démontré l’efficacité de l’union avec sa quatrième place aux jeux olympiques en 2021. En l'occurrence les sportifs gallois sont intégrés aux équipes de Grande-Bretagne, donc sans l’Irlande du Nord dont les athlètes peuvent choisir de participer soit sous les couleurs britanniques, soit sous celles des Irlande du sud et du nord réunies pour la circonstance. Le britannique nord-irlandais Rory Mc Ilroy, actuel n°1 mondial de golf, a choisi de représenter l'Irlande aux derniers jeux olympiques de Tokyo.

Dans ce fouillis réglementaire de nations encore instables, propice aux tergiversations et aux états d'âme, les desideratas séparatistes se multiplient et doivent inquiéter les unionistes après le brexit.

En attendant, des gallois restent convaincus d'un exploit possible au Qatar. S'il ne se produisait toujours pas, ne serait-il pas opportun pour eux de se donner une chance britannique nouvelle avec un Royaume aux fédérations Unies ?

Ils imiteraient leurs cousins celtes. En même temps que le Pays de Galles, la Bretagne et son Parlement était rattachée à la France (1532), son assimilation réussie a pour conséquence de ne pas avoir d’athlètes séparatistes bretons au Qatar. Ce que personne ne regrette de ce côté de la Manche.

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