Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
L'apostilleur

L'apostilleur

Ni dogme ni esprit partisan, juste le contraire

Naissance et fin des nations. Question de temps (1/11)

La récente bousculade de la laïcité a révélé la fin de la nation Française. Une société multiculturelle l’a remplacée avec son imbroglio politico-religieux.

Pourquoi ?

1- La laïcité « allait de soi » pendant deux siècles

La laïcité, donnée cardinale de la nation républicaine, a été largement admise en France depuis la révolution jusqu’à la fin du XXe siècle. Pendant cette période le concept de « nation française » s’entendait sans que se pose la question de sa caractérisation culturelle. C’était la période réussie du mariage entre la laïcité et la nation. Les déistes révolutionnaires introduisaient « l’être suprême » en préambule à la constitution qui l’enfermait dans le carcan de l’Article 10 de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789 « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l'ordre public établi par la Loi. »

Les athées révolutionnaires concédaient la pratique de la religion en la subordonnant à l’ordre public, ce qui était d’autant plus concevable que les pouvoirs et privilèges ecclésiastiques avaient été confisqués par la révolution. L’ordre était établi ; d’abord l’Etat ensuite la religion (catholique principalement). La laïcité s’imposait à une nation cimentée par la communauté des valeurs dont elle était héritière ; gréco-romaine et chrétienne.

Cette idée sous-jacente dans la vie de la République, a été silencieuse pendant plus de deux siècles jusqu’à ce qu’elle soit réveillée en 2015.

Des croyants (islamistes) s’attaquaient aux valeurs républicaines, à la laïcité.

La « presque » totalité du peuple français l’a reprise en cœur en écho aux attentats dans sa capitale. La laïcité, totem de la nation, avait été bousculée. Cette valeur éclatait au visage de la République qui l’avait négligée comme une évidence inutile à entretenir. Comment la République a-t-elle réagit ? Par des actions sécuritaires destinées à contrer les extrémistes et la diffusion de chartes dans les écoles et dans les hôpitaux destinées aux laïques pour qu’ils puissent s’y référer et aux « non laïques » pour qu’ils soient informés. Nos ethno-sociologues sauront dire qui et combien sont ces derniers. Les timides présentations médiatiques de ces chartes montrent la prudence de l’Etat et leurs contenus celle de ses auteurs face aux communautés concernées. Cette prudence reflète une situation très sensible dans le pays, elle s’apparente à une faiblesse de l’Etat incapable d’imposer énergiquement la laïcité par des lois appropriées.

Pourquoi cette nécessité ? Parce que la nation a changé.

 

A SUIVRE: 2/11- La laïcité s’entendait lorsque la nation était mono-culturelle, hors elle ne l’est plus.

http://onenpensequoi.over-blog.com/
la-laicite-une-necessite-1-11.html

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article