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L'apostilleur

L'apostilleur

Ni dogme ni esprit partisan, juste le contraire

Trump, c’est un atout .... en anglais

Ca y est, Trump à la main ! Une faille dans le "système" américain se dessinerait-elle ?.

C'est confirmé par l'expression de la démocratie américaine ; reste la suite.

Pendant des semaines on nous a rebattu les oreilles avec l'incongruité de l'élection de DT en ajoutant quand même parfois, que les américains avaient le choix entre la peste et choléra. Les cris d'orfraie de la planète "uniforme" des médias sont lancés un peu partout... Quel français n'est pas effondré par cette élection ?

Normal, nos médias ligués "uniformément" contre Trump en suiveurs aveugles des sondages, nous l'ont habillé en "looser" et en se limitant à souligner ses exagérations, certes très limites parfois pour un candidat à la maison blanche. Les éructations du candidat ont suffi pour captiver la presse. Manquaient cependant, les analyses pour comprendre l'origine de ses soutiens.

Rares ont été les débats sérieux et motivés censés nous expliquer les programmes des finalistes à l'élection présidentielle américaine. RTL, Europe 1 nous en ont proposés parfois en opposant des pro Trump et des pro Clinton. A l'issue, pour un citoyen français l'évidence de la préfrence Clinton ne sautait pas aux yeux. 

Passé l'effroi de la nouvelle et de leurs manquements, nos observateurs, sociologues et autres analystes politiques, s'intéresseront-ils maintenant aux raisons profondes de ce changement ?

France 2 (JT du 7/11) a fait une présentation factuelle et instructive de la situation aux USA. https://www.youtube.com/watch ?v=YuNI0SFCwug

5% des américains concentrent 85 % des richesses

en dix ans la classe ouvrière a perdu 10% de ses revenus

- en 1950 les USA étaient "blancs" à 85 %, aujourd'hui ils sont 65% dans 30 ans ils seront 47% 

- si seuls les "blancs" votaient, l'écrasante majorité serait pour Trump, si les populations d'origine immigrée votaient seules, l'écrasante majorité serait pour Clinton

- si seules les femmes votaient 40 états sur 50 iraient à Clinton, alors qu'une écrasante majorité irait vers Trump si seuls les hommes votaient.

On peut penser que les deux premiers arguments ont pesé lourdement activant aussi les autres considérations raciales.

Des soutiens de Sanders auront probablement rejoint Trump, lassés de la classe politique américaine où domine un establishment qui laisse vivre plus de 46 millions de personnes (15% de la population) en dessous du seuil de pauvreté et quand cinquante et un millionnaires et milliardaires signent une pétition pour payer .... plus d'impôt ! 

 « En tant que New-Yorkais qui ont contribué et profité du dynamisme économique de notre Etat, nous avons à la fois la capacité et la responsabilité de participer à l’effort communNous pouvons largement payer nos impôts, et nous pouvons aussi en payer plus. »

Un des paradoxes de ces élections c'est le parcours de Bernie Sanders dans le camp Démocrate. Un inconnu venu de nul part, avec un programme jugé finalement solide, sans financement de l'establishment, a réussi à obtenir l'adhésion d'une part importante des électeurs. Il a fini, en se tordant le nez, par soutenir Clinton son opposée, coincé lui aussi entre la peste et le choléra.

Si les sympathisants démocrates avaient mieux perçu le résultat final, n'auraient-ils pas préféré alors Sanders et dans cette hypothèse, quand on connait un peu mieux le profil des électeurs de Trump, Sanders n'aurait-il pas été mieux placé pour remporter les élections ? La marche aurait été haute pour les Démocrates. A bien y regarder certains de ses électeurs ont probablement rejoint ceux de Trump élu sans le soutien de son parti et par la seule population américaine qui cherchait le moyen de bousculer la mainmise de l'establishment. 

Les américains voulaient le changement, ils ont fait ce qu'il faut pour cela. Comme les anglais ils ont montré qu'ils étaient prêts à en prendre le risque qui sera néanmoins mesuré par le congrès car composé en majorité de Républicains... qui ont lâché Trump.

Comme pour les réformes d'Obama, celles de Trump ne manqueront pas d'être contrôlées par un puissant système législatif américain. Les bourses mondiales s'en sont rendu compte, après quelques heures seulement elles rebondissaient.

Le populisme serait-il quand même en marche aux states ?

http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/le-populisme-une-aubaine-pour-les-185596

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